Ex-Citations

Excitation, parce que ces citations font s’affoler mes synapses tant elles font sens. Ex, pour extérieures, car elles ne sont pas de moi, et parce que je ne suis pas seule à les compiler. Vous trouverez ici des morceaux choisis par mes amiEs et moi-même, au fil de nos lectures de bouquins, de presse format papier, sur internet ou encore de chansons.

C’est l’occasion de découvrir des auteurs, des livres et des titres de presse indépendante!

Vous pouvez aussi proposer les vôtres.

Bonne découverte :)

 

ANARCHIE

-Piotr Kropotkine –
« En nous déclarant anarchistes, nous proclamons d’avance que nous renonçons à traiter les autres comme nous ne voudrions pas être traités par eux ; que nous ne tolérons plus l’inégalité qui permettrait à quelques-uns d’entre nous d’exercer leur force, ou leur ruse ou leur habileté, d’une façon qui nous déplairait à nous-mêmes. Mais l’égalité en tout, synonyme d’équité, c’est l’anarchie même. »  La Morale anarchiste – Page 44 – 1889

– Louise Michel –
« Si un pouvoir quelconque pouvait faire quelque chose, c’était bien la Commune composée d’hommes d’intelligence, de courage, d’une incroyable honnêteté et qui avaient donné d’incontestables preuves de dévouement et d’énergie. Le pouvoir les annihila, ne leur laissant plus d’implacable volonté que pour le sacrifice. C’est que le pouvoir est maudit et c’est pour cela que je suis anarchiste. » 

– Élisée Reclus –
« Notre destinée, c’est d’arriver à cet état de perfection idéale où les nations n’auront plus besoin d’être sous la tutelle d’un gouvernement ou d’une autre nation; c’est l’absence de gouvernement, c’est l’anarchie, la plus haute expression de l’ordre. » Le Développement de la liberté dans le monde, 1851

« Pour que l’anarchie triomphe, il faut qu’elle soit déjà une réalité concrète avant les grands jours qui viendront. » Aux compagnons, Les Entretiens politiques et littéraires, juillet 1892

 

ARGENT

– Léon Tolstoï –
« L’argent ne représente qu’une nouvelle forme d’esclavage impersonnel à la place de l’ancien esclavage personnel. » L’Argent et le travail – 1892

 

DEMOCRATIE

-Georges Bernanos –
La Démocratie est la forme politique du Capitalisme, dans le même sens que l’âme est la Forme du Corps selon Aristote, ou son Idée, selon Spinoza. Lettre aux Anglais (1942)

Albert Camus
« La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. » Carnets III, mars 1951 – décembre 1959 (1989)

– Pierre Desproges –
Il faut savoir, bande de décadents ramollis de téloche et de pâtés en croûte, que les Grecs sont à l’origine du pire des maux dont crève aujourd’hui le monde civilisé : la démocratie.
Fonds de tiroir (1990)

– Emmanuel Sieyès –
« Les citoyens qui désignent des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; donc ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. Toute influence, tout pouvoir leur appartient sur la personne de leur mandataire, mais c’est tout. S’ils dictaient des volontés ce ne serait plus un état représentatif, ce serait un état démocratique. »

– Bernard Stiegler –
On ne peut pas parler sérieusement de la démocratie si l’on n’est pas capable d’envisager que d’autres modèles politiques que ceux de la démocratie sont possibles. De la Démocratie participative : Fondements et limites (2007)

 

 

DÉSOBÉISSANCE CIVILE

-Henry David Thoreau –
« Si l’injustice est indissociable du frottement nécessaire à la machine gouvernementale, l’affaire est entendue. […] Si, de par sa nature, cette machine veut faire de nous l’instrument de l’injustice envers notre prochain, alors je vous le dis, enfreignez la loi. Que votre vie soit un contre-frottement pour stopper la machine. » La Désobéissance civile

 

ECOLOGIE

– Élisée Reclus –
« La question de savoir ce qui dans l’œuvre de l’homme sert à embellir ou bien contribue à dégrader la nature extérieure peut sembler futile à des esprits soi-disant positifs : elle n’en a pas moins une importance de premier ordre. Les développements de l’humanité se lient de la manière la plus intime avec la nature environnante. Une harmonie secrète s’établit entre la terre et les peuples qu’elle nourrit, et quand les sociétés imprudentes se permettent de porter la main sur ce qui fait la beauté de leur domaine, elles finissent toujours par s’en repentir. Là où le sol s’est enlaidi,là où toute poésie a disparu du paysage, les imaginations s’éteignent, les esprits s’appauvrissent, la routine et la servilité s’emparent des âmes et les disposent à la torpeur et à la mort. Parmi les causes qui dans l’histoire de l’humanité ont déjà fait disparaître tant de civilisations successives, il faudrait compter en première ligne la brutale violence avec laquelle la plupart des nations traitaient la terre nourricière. Ils abattaient les forêts, laissaient tarir les sources et déborder les fleuves, détérioraient les climats, entouraient les cités de zones marécageuses et pestilentielles ; puis, quand la nature, profanée par eux, leur était devenue hostile, ils la prenaient en haine, et, ne pouvant se retremper comme le sauvage dans la vie des forêts, ils se laissaient de plus en plus abrutir par le despotisme des prêtres et des rois. » Du Sentiment de la nature dans les sociétés modernes, La Revue des deux mondes, n°63, 15 mai 1866

 

ÉGALITÉ

-Piotr Kropotkine –
« Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise – une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. » – La Morale anarchiste – Page 761889 

 

ETAT

– Mikhaïl Bakounine –
« L’Etat, c’est le mal, mais un mal historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tôt ou tard son extinction complète. » La Liberté

– Martine Bulard –
« Contrairement aux apparences, les chantres du libéralisme n’ont rien contre l’Etat… s’il sert de béquille au capital. »   Etat d’urgence sociale en France – Manière de voir n°752004

– Noam Chomsky –
« L’endoctrinement n’est nullement incompatible avec la démocratie. Il est plutôt, comme certains l’ont remarqué, son essence même. C’est que, dans un Etat militaire, ce que les gens pensent importe peu. Une matraque est là pour les contrôler. Si l’Etat perd son bâton et si la force n’opère plus et si le peuple lève la voix, alors apparaît ce problème. Les gens deviennent si arrogants qu’ils refusent l’autorité civile. Il faut alors contrôler leurs pensées. Pour se faire, on a recours à la propagande, à la fabrication du consensus d’illusions nécessaires. » Interview à la radio étudiante American Focus

– Howard Zinn –
« La mémoire des États n’est résolument pas la nôtre. Les nations ne sont pas des communautés et ne l’ont jamais été. L’histoire de n’importe quel pays, présentée comme une histoire de famille, dissimule les plus âpres conflits d’intérêts (qui parfois éclatent au grand jour et sont le plus souvent réprimés) entre les conquérants et les populations soumises, les maîtres et les esclaves, les capitalistes et les travailleurs, les dominants et les dominés, qu’ils le soient pour des raisons de race ou de sexe.» A People’s History Of The United States / Une Histoire populaire des États-Unis

 

LIBERTÉ

– Mikhaïl Bakounine –
« Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres, de sorte que, plus nombreux sont les hommes libres qui m’entourent, et plus étendue et plus large est leur liberté, plus étendue et plus profonde devient la mienne. C’est au contraire l’esclavage des autres qui pose une barrière à ma liberté, ou, ce qui revient au même, c’est leur bestialité qui est une négation de mon humanité parce que, encore une fois, je ne puis me dire libre vraiment que lorsque ma liberté, ou ce qui veut dire la même chose, lorsque ma dignité d’homme, mon droit humain, qui consiste à n’obéir à aucun homme et à ne déterminer mes actes que conformément à mes convictions propres, réfléchit par la conscience également libre de tous, me reviennent confirmés par l’assentiment de tout le monde. Ma liberté personnelle ainsi confirmée par la liberté de tous s’étend à l’infini; »

Thucydide
Il faut choisir : Être libre, ou se reposer.

 

TRAVAIL

– Janet Biehl –
« La grande majorité des gens sont obligés de travailler pour gagner leur vie, et une large proportion d’entre eux sont des travailleurs productifs. Mais énormément de travailleurs sont improductifs. Ils opèrent complètement à l’intérieur du cadre et des circonstances créés par le système capitaliste, comme de manipuler des factures, des contrats, des notes de crédit, des polices d’assurance, etc. Neuf travailleurs sur dix n’auraient pas de travail dans une société rationnelle où il n’y aurait nul besoin d’assurance ni d’aucune autre transaction commerciale. »

– Jacques Prévert –
«Avec mon salaire, ils se payent ma tête.» Fatras – 1966

-Henry David Thoreau –
« Le travailleur est récompensé par son labeur, et non par son employeur. Son zèle est le salaire qu’il s’accorde à lui-même. N’acceptons pas que nos mains perdent ne serait-ce qu’un iota de leur capacité en courant après une récompense médiocre.  » Journal (t. 1) : octobre 1837- décembre 1840  p.163

– Boris Vian –
«Mais ma vie, je l’ai moi ma vie, j’ai pas besoin de la gagner !»  Je voudrais pas crever – 1962

 

 VIOLENCE D’ÉTAT ET RÉPRESSIONS

– Denis Diderot –
« Entendez-vous qu’il faut se soumettre aux lois de la société dont on est membre ? Il n’y a pas de difficulté à cela ; prétendez-vous que si ces lois sont mauvaises, il faut garder le silence ? Ce sera peut-être votre avis, mais comment le législateur reconnaîtra-t-il le vice de son administration, le défaut de ses lois, si personne n’ose élever la voix ? Et si par hasard une des détestables lois de cette société décernait la peine de mort contre celui qui osera attaquer les lois, faudrait-il se courber sous le joug de cette loi ?»

– Nelson Mandela –
« C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense.» Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela

– Michel Onfray –
« On aurait tort de braquer le projecteur sur les seules violences individuelles alors que tous les jours la violence des acteurs du système libéral fabrique les situations délétères dans lesquelles s’engouffrent ceux qui, perdus, sacrifiés, sans foi ni loi, sans éthique, sans valeurs, exposés aux rudesses d’une machine sociale qui les broie, se contentent de reproduire à leur degré, dans leur monde, les exactions de ceux qui (les) gouvernent et demeurent dans l’impunité. Si les violences dites légitimes cessaient, on pourrait enfin envisager la réduction des violences dites illégitimes. »

Mikhaïl W. Ramseier
« Un État est policier lorsque sa justice cesse d’être un service public ayant pour tâche d’assurer la paix sociale pour devenir un instrument du pouvoir, avec pour principal objectif le maintien de celui-ci par le biais d’un asservissement contrôlé du peuple.» Cosaques

– John Steinbeck –
« La répression n’a pour effet que d’affermir la volonté de lutte de ceux contre qui elle s’exerce et de cimenter leur solidarité… » Les Raisins de la colère

-Max Stirner
« Aux mains de l’individu, la force s’appelle crime. Aux mains de l’Etat, la force s’appelle droit. »  L’Unique et sa propriété.

 

VOTE

-Herbert Marcuse –
« Le fait de pouvoir élire librement des maîtres ne supprime ni les maîtres ni les esclaves.»

-Pierre Joseph Proudhon –
« Il faut avoir vécu dans cet isoloir qu’on appelle Assemblée nationale, pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l’état d’un pays sont presque toujours ceux qui le représentent. » Les Confessions d’un révolutionnaire

Élisée Reclus –
« Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant, ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage. […] Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir. Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement. » Le Révolté, octobre 1885.

 

LES INCLASSABLES
– Charles Bellamy
Maudit sois-tu, tu n’es qu’un lâche, comme le sont tous ceux qui acceptent d’être gouvernés par les lois que des hommes riches ont rédigées afin d’assurer leur propre sécurité. Ils nous font passer pour des bandits, ces scélérats, alors qu’il n’y a qu’une différence entre eux et nous, ils volent les pauvres sous couvert de la loi tandis que nous pillons les riches sous la protection de notre seul courage. Procès du Pirate Bellamy, 1720

 

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